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Industries anciennes et émigration

1800
Dans les temps anciens, les fabriques cherchaient pour s'installer, le voisinage des cours d'eau afin d'y trouver l'eau nécessaire pour faire tourner la grande roue qui actionnait les machines. Aussi, au long du ruisseau de Saussivue s'élevaient deux moulins à grains. Les meules de l'un d'eux sont encore visibles près de la route cantonale. Une poudrière était également située dans la région. Elle fut détruite par une grave explosion. Un moulin à os réduisait en poudre les os que l'on conservait précieusement pour la nourriture des poules et des porcs. A Pringy, au Creux, était installée la fabrique de chaux , que l'on employait pour faire les murs, au lieu de ciment. L'endroit où était extrait le gypse était marqué d'un creux que l'on voit encore aujourd'hui. C'est ce qui a donné le nom à la région.

Pendant un siècle, le tressage de la paille occupa une grande place dans nos familles. Les jeunes y étaient surtout occupés. Vos parents et vos grands-parents se souviennent bien du temps où, sitôt rentrés de l'école, ils devaient tresser la paille. Ils continuaient ce travail jusqu'à 10 ou 11 h. du soir pour gagner 20 ou 30 ct. On s'amusait moins en ce temps-là. Depuis la grande guerre cette industrie a disparu.

EMIGRATION

A deux reprises, des Gruériens en grand nombre quittèrent le pays pour aller en Amérique. En 1819, un premier contingent partit pour le Brésil sous les ordres de Sébastien Gachet de Gruyères. Beaucoup d'émigrants moururent en route. Ceux qui arrivèrent à bon port fondèrent la ville de Novo-Fribourgo qui compte aujourd'hui plus de vingt mille habitants.
En 1854, 72 nouveaux émigrants quittaient la commune pour aller en Amérique. Aujourd'hui certains descendants de ces familles ont acquis de belles positions dans ces pays lointains.
Roue du moulin à grain